Ils sont morts pour la France, ils faisaient partie de notre famille, ce sont nos poilus, nos combattants pour la vie...

 

NOM

PRENOM

DATE NAISSANCE

LIEU NAISSANCE

REGIMENT

DECES

CAUSE

LIEU

 OBS

 

 

 

BOURHIS

Yves Michel

08/11/1882

Trégourez (Kerscao)

151e RI

22/08/1917

Tué à  l'ennemi

Nord de Douaumont

Sergent

SGA

AD29

FAZERY

CORLER

Charles Guillaume

22/09/1894

Coray (Herrou)

411e RI

30/05/1916

Blessures de guerre

Froidos Amb 3/5 (55)

Beau frère de Louis Jean LE GOFF

SGA

AD29

FAZERY

GUEDES

René Corentin

12/11/1889

Briec

 2e RIC

22/08/1914

 Tué à l’ennemi

Rossignol - Belgique

 

SGA

AD29

FAZERY

GUEDES

Yves

21/03/1888

Coray (Kerhua)

38e RIC

25/09/1917

Maladie contractée au service – paludisme aigu

Hopital d’évacuation – Macédoine Grecque

 

SGA

AD29

FAZERY

GUEGUEN

Corentin François

29/08/1893

Coray Kerléo

64e ri - 402e ri

29/09/1915

disparu au cours d'un combat

Ste Marie à  Py (54)

 

SGA

AD29

FAZERY

GUEGUEN

Yves Jean Louis

20/04/1897

Coray (Kergaradec)

277e RI

09/08/1918

Tué à l’ennemi

Rouvaux 55

 

SGA

AD29

FAZERY

JAOUEN

Jean Alain

31/01/1889

Edern (Kernevez)

318e RI

05/06/1915

Tué à l’ennemi

St Pierre Les Bytrin

Transcription MJJ

SGA

AD29

FAZERY

LE BOURHIS

Alain Louis Vincent

05/04/1889

Elliant

22e RI

28/09/1918

Suite à blessures

 

Sainte-Marie-en-Py, 51

Croix de guerre avec étoile de bronze - blessé le 09/09/1914 et le 13/11/1914

SGA

AD29

FAZERY

LE GOFF

Louis Jean

09/04/1891

Coray

1er RAC

29/07/1918

Tué à  l'ennemi

Reims Ouest

Citation

SGA

AD29

FAZERY

LE GRAND

Joseph Pierre

25/04/1886

Coray (Vreach Coat)

15e ETEM

07/10/1918

Maladie contractée au cours d’une épidémie

Salonique, (Grece), Hopital N° 5

Recrutement : Seine 4e bureau (75)

SGA

AD29

FAZERY

LE GRAND

Pierre Yves

30/09/1887

Coray (brech Coat)

148e RI

16/06/1915

Suite de disparition

Moulin sous Touvent 61

Frère de Joseph Pierre

SGA

AD29

FAZERY

LE NOACH

Charles Guillaume

09/02/1892

Leuhan (Menez Kerouerou)

4e zouaves de marche

13/12/1916

disparu

Touvemont (Meuse)

Frère de Corentin

SGA

AD29

FAZERY

LE NOACH

Corentin

13/09/1877

Coray (Keranfinit)

279e RI

10/09/1916

cause

Cléry Sur Somme

Nécropole Bois des Ouvrages Sépulture n°1015

SGA

AD29

FAZERY

PENNEC

Hervé René

11/03/1881

Edern (Ruzaden)

48e RI

08/06/1915

Blessures de guerre

Couvent St Sacrement Arras

Inscription bureau de Chateaulin et de Quimper – pas de fiche SGA

SGA

AD29

FAZERY

PENNEC

Laurent Jean

24/01/1891

Edern (Pennarmenez)

18e BCP

08/01/1915

Suite à blessures de guerre

Ste Menehould 51, ambulance n°2

 

SGA

AD29

FAZERY

PHILIPPE

Hervé Pierre

29/12/1893

Langolen

62e RI

04/11/1914

Suite à blessures

Amb 4 Crépin aux bois 60

 

SGA

AD29

FAZERY

RANNOU

Laurent Etienne René

09/03/1891

Elliant (Kernao)

174e RI

04/05/1917

 

Cauroy les Hermonville (Marne)

 

SGA

AD29

FAZERY

 

 

 

Nos héros de la grande guerre : Louis Corentin Marie RANNOU (1883-1948)

 

   

 

Incorporé au 2è Régiment de chasseurs à cheval basé à Pontivy, de soldat de 2eme classe en  novembre 1904, Louis Corentin RANNOU devient cavalier de 1ere classe le 20/06/1905

 Ce régiment connu sous le nom des Dragons de Fimarcon a été instauré sous le régime de Louis XIV en 1673. On le retrouve dans presque toutes les grandes batailles (guerres de succession (1701, 1733 et 1740), guerre de sept ans (1756), guerres de Vendée (1797), Austerlitz (1805), bataille de Solférino (1859), Cote d’Ivoire, Tchad, Sénégal, Liban, Kosovo, Afghanistan, etc… jusqu’à sa dissolution définitive en 2009.

« In Utroque tremendus »

 

« Terrifiant dans tous les cas » telle est la devise du Régiment.

Le 2e RCC s’installe à Pontivy en 1886 dans le quartier « Clisson » dans les locaux de la caserne de gendarmerie créée sous Bonaparte quand Pontivy s’appelait Napoléonville. 

 

Quand Louis Corentin part aux armées le 04/10/1914, ce n’est pas au fameux 2eRCC qu’on le retrouve, bien qu’il y ait fait ses exercices (1910 et 1912) là bas, mais au 46e Régiment d’Infanterie où il se retrouve affecté. 

La création du 46e RI date de février 1644, on l’appelle alors le régiment Mazarin-Français. 

Sa devise : « Plutôt mourir que faillir »

 Et effectivement le 46e RI subira tout au long de son parcours de nombreuses pertes, lors de la grande guerre bien sûr, mais surtout lors de la 2nde guerre mondiale puisque le 10/06/1940, leur ligne de défense face à l’invasion allemande est mise à mal, et ne survivront alors que 96 hommes.

Extrait du journal du 46e RI (correspondant à l’arrivée de Louis Corentin en Argonne)

 « A la fin du mois d’octobre 1914, le régiment se trouve en face de Vauquois. Ce village, perché sur une colline abrupte, domine toute la campagne environnante. La position command e la vallée de l’Aire, depuis Varennes jusqu’à Clermont. Du haut de cet observatoire merveilleux l’ennemi surveille toute la plaine de notre côté et a des vues jusqu’à la ligne de chemin de fer Sainte-Menehould-Verdun.

Une première attaque contre cette position formidable est déclenchée. Un bataillon y prend part. Parti des tranchées de la Maize, à 2.000 mètres de Vauquois, il arrive jusqu’à la Cigalerie, une ferme au pied de la butte. De là, quelques mois plus tard partiront les grandes attaques, qui nous permettront de gagner la crête.

En novembre la 10e DI va occuper un secteur dans la forêt d’Argonne, Cette fin de 1914 a été, pour ceux qui ont vécu les journées et les froides nuits d’hiver en premières lignes, l’époque la plus pénible de la guerre. Dans cette forêt touffue, coupée de ravins profonds, il faut surveiller un ennemi invisible et cela dans des conditions matérielles épouvantables. Les tranchées existent à peine. La plupart sont inondées et une boue épaisse les rend difficilement praticables.

Pas d’abris et c’est l’hiver. Sous la pluie et la neige, par le froid, par le givre, nos soldats sont toujours vigilants, subissant tout, supportant privations et fatigues.

Le ravitaillement est difficile. A travers les layons, les voitures s’embourbent. Par les nuits sans lune, sous le ciel couvert la marche vers les premières lignes est très dure.

Le jour, c’est le bombardement avec les premiers engins de tranchées. Les projectiles aux formes bizarres, bourrés de cheddite, explosent de toutes parts, mêlés au tir intermittent de l’artillerie. Et sitôt que les premières ombres du soir s’étendent sur la forêt, la fusillade commence, incessante, jusqu’aux premières lueurs de l’aube.

Il faut savoir ce que fait un ennemi qu’on ne peut savoir à travers les grands arbres. Des patrouilles partent, c’est au cours de ces randonnées sous bois que s’illustre le soldat Collignon, toujours volontaire pour aller au danger.

On se tient sur ses gardes. En face se trouve l’élite de l’Armée allemande que le Kronprinz commande en personne. Et l’on sait que celui-ci cherche à atteindre la voie ferrée de Verdun, pour empêcher le ravitaillement de notre forteresse.

Plusieurs attaques ennemies se déclenchent. Le 46e, en ligne à Bolante, repousse victorieusement les vagues d’assaut allemandes, le 20 décembre 1914, malgré des pertes sensibles.

Mais, le 8 janvier 1915, après un violent bombardement de nos lignes, l’ennemi réussit à s’infiltrer, aux Meurissons, par un trou qui s’est produit entre deux régiments. Un dur combat s’engage. Dans les tranchées, nos compagnies sont attaquées à la fois de front et dans le dos. C’est une lutte corps à corps acharnée, terrible. Cernés de toutes part, écrasés par le nombre, nous devons céder. L’ennemi n’ira pas loin. Une compagnie est en réserve, sous les ordres ud lieutenant Courtès. Avec le plus grand calme, dans cette situation presque désespérée, il rassemble ses hommes, établit une ligne de défense avec sa compagnie et les éléments du 46e qui ont réussi à s’échapper de la fournaise. Sous les ordres de ce chef, qui donne l’exemple à tous, bravant le danger, la ligne résiste et les assauts ennemis viennent se briser sous le feu de nos mitrailleuses. Le combat dure depuis plusieurs heures, mais les allemands ne gagnent plus un mètre de terrain. Des renforts arrivent qui vont rétablir la situation.

Dans ce combat meurtrier où de tous côtés les actes de bravoure se multiplient, citons, à côté du Lieutenant Courtès, fait chevalier de la Légion d’honneur pour son admirable courage, l’héroïque conduite du sergent Amier, dont la citation suivante et la médaille militaire relatent les hauts faits :

« Le 7 janvier 1915, a pris le commandement d’une section. Par son énergie et son courage, il résista à l’attaque allemande qui essayait de tourner sa gauche et lui fit éprouver des pertes énormes. Comme quelques homme, démoralisés, par la violence de l’attaque, essayaient de reculer, debout sous les balles, il les ramena sur la ligne et repoussa toutes les tentatives de l’ennemi. »

Nos pertes ont été lourdes. Le commandant Darc, ce chef aimé de tous, a trouvé la mort dans le combat. De nombreux officiers ont été tués, beaucoup d’hommes ont disparu.

Le colonel Roller, qui commandait le régiment, a été blessé, ainsi que le médecin Gerbault dont le dévouement et la bravoure faisaient l’admiration de tous.

Le 46e, épuisé par un séjour aux tranchées qui avait été long, et par l’effort fourni pour enrayer la formidable attaque allemande des Meurissons, va se reformer à l’arrière. » 

http://argonnaute.u-paris10.fr/search/result/#viewer_watch:a011403267960111pB2/8b5689e4dd

 

Le 1er janvier 1915, sur le plateau de Bolante, Louis Corentin est blessé (plaie à l’épaule droite) et est aussitôt évacué.

Le 8 janvier lors de l’attaque allemande, il est fait prisonnier au ravin des Meurissons.

 

Le plateau de Bolante et le ravin des Meurissons – Verdun - Meuse

 Il est transféré en Allemagne au camp de Meschede (Westphalie) 

ses compagnons :

- Alain Pierre Le Roy d’Elliant (Kervry) matr 3024 (p38/647) né le 24/11/1883

Au 46e ri de fontainebleau le 04/10/1914

Fait prisonnier le 08/01/1915 aux meurissons

Interné à meschede et transféré à witenberg

Rapatrié le 15/01/1919

 

- Jean Flochlay de Landrévarzec 

- Guillaume Jacq de Briec (Kerdrein) matr 80 (p105/639) né le 27/09/1882 

- Hervé trellu de Landrévarzec (Trohoet) matr 4 (p6/639) né le 30/01/1882 

Et aussi Jean Louis Quelen de Chateaulin, Yves Jolivet de Plogonnec

 

Ils sont libérés en décembre 1918, ainsi que plusieurs milliers de prisonniers français, ils sont débarqués dans le port de Cherbourg.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Nos héros de la grande guerre : Jean Joseph AUFFRET (1886-1925)

 

6

Au 3ème RI Coloniale basé à Rochefort (16)

Avec son épouse Marie Jeanne GUEDES

 

1908 : Jean Joseph est exempté de service militaire pour faiblesse générale.

Le 18/02/1915, il est mobilisé au 3è Régiment d'Infanterie Coloniale à Rochefort (voir portrait en tenue militaire) et part aux armées le 28 mars.

 

Insignes du 3e régiment d’infanterie coloniale devenu en 1963 « RIMA (régiment d’infanterie de marine) »

 

Passé au 33e RIC le 1er octobre 1915, c’est peut être dans cette unité qu’il a fait acte de bravoure ( Très belle conduite lors des combats des 16 au 19/04/1917)

 

 

Extrait du journal du 33e RIC (détail des journées du 16 au 19 avril 1917)

Le 16 avril 1917, à 6 heures du matin (jour J., heure H.), le 33e régiment d'infanterie coloniale était disposé dans les lignes conformément aux ordres donnés par le colonel Quérette, qui commandait le groupement (33e R. I. C., 6e, 43e, 48e bataillons sénégalais, une batterie de 65).

Il s'agissait d'enlever l'éperon d'Hurtebize, formidablement défendu et dont les terrains et le sous-sol, admirablement organisés, recélaient des nids de mitrailleuses ne se dévoilant qu'au moment favorable.

A 6 heures, le bataillon Darnault, suivi du centre de renseignements, et le bataillon Cames s'élancent à l'assaut de la première position allemande, sous le feu violent des batteries et des mitrailleuses ennemies.

Bataillon Darnault. - Le lieutenant-colonel Cahen est tué presque immédiatement ; son capitaine-adjoint, capitaine Gilles, tombe à ses côtés. Le lieutenant-colonel Bénézech prend le commandement, et, avec le 1er bataillon, s'empare de la ferme d'Hurtebize, faisant un grand nombre de prisonniers.Le bataillon, auquel viennent se joindre quelques éléments du 6e bataillon sénégalais et du 127e d'infanterie, qui attaque à droite, descend les pentes nord d'Hurtebize et pénètre dans la vallée de l'Ailette.

L'ennemi ne résiste pas longtemps à cette poussée, mais les difficultés du terrain, rendues plus grandes par les réseaux de fil de fer tendus par les Allemands, achèvent la dissociation des unités que l'assaut de la première position allemande a déjà commencée.

De 8 heures à 8 heures et demie, les éléments qui sont descéndus dans la vallée de l'Ailette viennent se grouper finalement à l'est du mamelon 147-4, lisière de la grande clairière qui s'étend de ce point, où un nid de mitrailleuses s'est révélé, à Vauclerc.

Le Commandant du régiment s'offre de rétablir la liaison avec le commandant du groupement et les éléments qui doivent opérer à droite et à gauche du bataillon Darnault. Le contact ne peut être repris, les unités voisines n'ayant pu progresser.

Les débris du bataillon Darnault constituent ainsi une pointe très avancée dans les lignes allemandes.

Jusqu'à 15 h. 30, on se maintient sur la position conquise, soumise depuis 9 h. 30 à un bombardement de pièces de gros calibre et tenue sous le feu des mitrailleuses.

Pendant ce temps, des mitrailleurs et des mitrailleuses ennemies, établies sur la cote 160 et dans le bois 2, conjuguent leur tir, coupant presque toutes les communications avec l'arrière.

Les renforts demandés n'arrivent pas. Le Chef de corps ne s'oppose plus au repli du bataillon Darnault, et lui-même se dirige vers la crête d'Hurtebize, avec le reste de son centre de renseignements.

Il y parvient, vers 17 heures, et prend le commandement du groupement, le colonel Quérette, blessé, ayant été fait prisonnier.

Ce bataillon avait fait preuve du plus grand entrain et d'une admirable ténacité. Il avait subi des pertes sensibles. Le capitaine Dauce, commandant la C. M. I., tombé grièvement blessé, était mort de ses blessures sur le champ de bataille.

L'adjudant-major, capitaine David, déjà blessé à Douaumont, atteint de deux blessures au début de l'action, et ayant refusé de se faire évacuer, tombait à son tour mortellement blessé. Le capitaine Lefèvre, les sous-lieutenants Arrivé et Accenaro étaient également tombés avec un grand nombre de sousofficiers et de soldats.

Bataillon Cames. — Le bataillon Cames part, à 6 heures, à l'assaut des tranchées allemandes, sous le feu ininterrompu des mitrailleuses ennemies. Il conquiert rapidement le saillant de Cabourg, les tranchées de Courtine et d'Iéna. Poussant plus loin, il s'empare de la tranchée d'Ems, où il fait des prisonniers. Continuant leur marche, les unités arrivent à la cote 173, sur le rebord du plateau de l'Ailette. Les pertes deviennent alors extrêmement sensibles, surtout en cadres.

Le commandant Cames, blessé deux fois, la tête environnée de bandages sanglants et ne voulant pas se faire évacuer, se prodigue en terrain libre, sans souci des feux violents de mitrailleuses. La mâle attitude de ce chef héroïque et aimé soulève l'enthousiasme et l'admiration de tous.

Le bataillon est en liaison, à gauche, avec le 53e R. I. C.

A droite, la liaison avec le 6e sénégalais, resté au sud du monument, n'existe plus.

Dépourvus de munitions, en danger d'être tournés, les débris du bataillon se replient sur la tranchée d'Ems, qui est organisée, ainsi que les trous d'obus avoisinants.

Le commandant Cames, dans la soirée, est remplacé par le capitaine Froment y, adjudant-major, également blessé.

Le capitaine Groslambert et le sous-lieutenant de Laroque ont été tués, presque tous les officiers blessés, les pertes en hommes et en cadres sont lourdes.

Bataillon Edon. — Dès sa sortie de nos lignes, le bataillon Edon est arrêté par le feu violent des mitrailleuses allemandes en position dans la courtine d'Iéna et au point dit « Trou d'Enfer ».

Dans la soirée, ce bataillon reprend le mouvement en avant et pousse des patrouilles jusque dans les bois de l'Ailette et aux abords de Vauclerc.

A la nuit, le front de bataille est formé par la tranchée d'Ems (bataillon Cames), tranchée du monument (bataillon Paulet), une tranchée nouvelle au nord d'Hurtebize et la lisière du bois (bataillon Edon), puis la tranchée de l'Abri (bataillon Maury, 48e sénégalais).

Le bataillon Darnault est en réserve aux environs du P. C.

du commandant du groupement (tranchée des Friches).

Pendant la nuit, l'ennemi ne tente aucune réaction.

Journée du 17 avril 1917. — En exécution des ordres du commandant du groupement, qui décide à tout prix de défendre la position enlevée par le 33e, le bataillon Cames s'offre d'établir la liaison avec le bataillon Edon, qui occupe le point d'appui d'Hurtebize. Le bataillon Paulet passe en soutien du bataillon Edon. Jusqu'à 15 heures environ, la situation est sans changement.

Le temps est humide et froid. Le terrain, détrempé par la pluie mêlée de neige qui n'a cessé de tomber toute la nuit, est extrêmement difficile. Les Européens tiennent encore, mais les Sénégalais, davantage affectés par la rigueur de la température, ne peuvent plus donner d'effort utile.

Vers 15 h. 30, les Allemands, venant par les pentes du plateau de l'Ailette (cote 173 et plus à l'Est), se lancent très en force sur la tranchée d'Ems et la courtine du monument.

Une lutte corps à corps s'engage au cours de laquelle le capitaine Dubant, commandant du 3e bataillon (le capitaine Fromenty avait été évacué à midi pour sa blessure du 16), est tué bravement, le fusil à la main, dans la tranchée d'Ems.

Ce bataillon, qui tient victorieusement tête aux Allemands, est commandé maintenant par le brave sous-lieutenant Ravard.

Les autres compagnies sont commandées par des sous-lieutenants. L'une, la 19e, par un sergent.

Le lieutenant-colonel Bénézech a sous les yeux le terrain du combat. Il prend immédiatement la décision de faire préparer par l'artillerie la manœuvre de contre-attaque qu'il projette. Il demande, en conséquence, qu'un tir de bombardement soit exécuté sur la crête de part et d'autre du monument d'Hurtebize.

Il donne l'ordre au bataillon Edon de contre-attaquer l'ennemi de l'Est à l'Ouest, dans la direction du monument d'Hurtebize.

En même temps, les troupes qui ont cédé le terrain remonteront les pentes et tous les éléments disponibles du poste de commandement appuieront la manœuvre de contre-attaque en marchant droit sur le monument.

La manœuvre, exécutée avec la plus grande énergie par nos troupes malgré leurs fatigues, les difficultés du terrain, les rafales de mitrailleuses en position au monument, réussit parfaitement. De nombreux ennemis sont tués ou faits prisonniers.

Malheureusement, notre artillerie, qui continue à tirer sur le monument, contraint nos troupes à se replier et la ligne française forme finalement un demi-cercle autour de ce point.

Ultérieurement, l'ennemi fait de nouvelles tentatives qui échouent sous nos feux et nos contre-attaques à la grenade.

Le 2e bataillon a fait, de jour aussi, de fortes pertes. Il en est de même du 3e bataillon Edon, dont l'adjudant-major Clerc est mortellement blessé.

18 avril 1917. — Le 18 avril, la position occupée par le groupement est violemment bombardée par l'artillerie ennemie.

Le bataillon Darnault s'établit à gauche du bataillon Edon, afin de faciliter la liaison avec le bataillon Cames.

Dans la nuit du 18 au 19, le 4e zouaves relève les différents éléments du groupement établis sur le plateau d'Hurtebize.

L'activité de l'artillerie ennemie et le mauvais temps rendent difficile cette relève.

Au cours de ces trois journées, le régiment, qui avait fait preuve des plus magnifiques qualités d'endurance, d'entrain et de ténacité, avait éprouvé de lourdes pertes qui attestaient son esprit de sacrifice.

 -         http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6239381s/f24.item.zoom (pages 20 à 25 - récit des journées du 16 au 19 avril 1917 vu par le 33e RIC)

Making a charge on the Chemin des Dames (WW)(firstwordwar.com/photos)

- http://chtimiste.com/batailles1418/chemindesdames1917%202%20.htm

 

blessé (plaie région auriculaire gauche) au Bois des Fosses et évacué le 30/09/1917.

hospitalisé du 04/10/1917 au 23/01/1918 à l'hôpital auxiliaire 205 de Beaume (?)

 

cité à l’ordre du régiment 397, très belle conduite au combat des 16 au 19 avril 1917

 

passé au régiment colonial du Maroc le 29/07/1918

démobilisé le 25/03/1919, Il se retire à Kérézec en Coray.

 

décoration : croix de guerre étoile de bronze